• Chapitre 1.

    Chapitre premier Je m'appelle Sasuke, Sasuke Uchiwa. Je suis un garçon tout à fait banal, je vis chaque jour une routine que j'apprécie de moins en moins mais bon, c'est la vie après tout. Je ne suis pas vraiment d'humeur à raconter ma vie, vous allez toute suite comprendre les causes... Ma copine m'a quitté aujourd'hui et je ne pense pas m'en remettre avant un bon bout de temps parce que cela faisait deux ans et deux mois que je partageais ma vie avec elle. Je ressens cette horrible sensation d'avoir un creux en pleins milieu de la poitrine, c'est désagréable et même insupportable. Non, je ne pleure pas, j'ai encore beaucoup trop de fierté pour ça mais je sens que ça ne va pas tarder. Je ne suis pas bien et je crois que je vais aller me coucher.

    Elle s'appelait Karin, il y avait une chose que j'adorais chez cette fille, c'était sa longue chevelure rousse... Elle portait auparavant, des lunettes mais elle a échangé cela contre des lentilles et c'est ce qui l'a rendait encore plus belle. Voilà, cela fait deux semaines que nous sommes séparés et chaque matin, je me réveille avec cette horrible pensée. J'ai vraiment envie de me pendre parfois... Comment est ce que cette fille peut me rendre aussi malheureux ? Merde, je suis un gars et j'ai l'impression de perdre ma virilité à cause de cette connerie. De mauvaise humeur dès le matin, je me lève en laissant ma couverture tomber par terre, mes pieds rencontrent la moquette et je me dirige vers la sortie de ma chambre. Après une douche brûlante, je descends pour prendre mon petit déjeuner mais de toute évidence, ce matin aussi, je ne vais pas manger, ça m'a coupé l'appétit. Ma mère entre dans la cuisine et dépose ses lèvres sur mon front tout en glissant ses doigts fins dans ma chevelure, d'un noir profond. Je tente de faire un sourire mais seule une grimace se dessine sur mon visage, pâle.

    - Sasuke, pourras-tu passer chez Madame Stam, je n'ai pas le temps de passer la voir pour lui rendre ses livres de recettes.

    Je pousse un long soupir et ne réponds pas, je ne peux pas lui refuser. Je me contente de hocher la tête tout en buvant un café beaucoup trop amère à mon goût.

    Après, une journée entière en cours, je rentre d'un pas traînant chez moi mais je me rappelle très rapidement qu'il faut que je passe chez Madame Stam pour ses bouquins. Je fais donc demi-tour, heureusement que les livres sont déjà dans mon sac. Sur le chemin, la pluie se met à tomber, je me retrouve complètement trempé, les cheveux et les fringues dégoulinants de flotte. Cela ne m'étonnerait pas de voir Madame Stam me refermer la porte au nez en croyant voir un zombie en face d'elle, je suis une loque. Après plusieurs minutes de marche, j'arrive enfin devant chez elle et me hâte à sonner à sa porte, celle-ci s'ouvre très précipitamment, laissant ainsi apparaître une dame de la cinquante, sentant les plantes à pleins nez.

    Madame Stam a toujours été une grande passionnée de la botanique, sa maison est une vraie jungle et elle ressemble à un aventurier avec son chapeau de paille qui ne quitte jamais sa tête. Celle-ci me fait un immense sourire en se frottant ses mains pleines de terre contre son tablier.

    - Oh Mikoto m'avait prévenu que tu passerais à la maison et je suis surprise de voir que tu es quand même venu malgré cette pluie. Tu es tout trempé, viens rentre mon garçon !

    Je veux refuser et je vais refuser mais elle ne me laisse même pas le temps de répondre, elle s'en va sans vraiment me demander mon avis et s'engouffre à l'intérieur de sa maison aux multitudes plantes tout aussi étranges les unes des autres. Je rentre dans une pièce qui ressemble à un salon, celle-ci doit être l'une des rares pièces ou l'on ne trouve pas autant de fleurs et d'herbes ornant les murs et les plafonds. Alors que j'observe chaque coin du salon avec curiosité en attendant le retour de la vieille femme, je remarque la présence d'une jeune femme que je ne vois que de dos. La seule chose que je vois de celle personne, c'est sa longue chevelure rose, tombant en cascade dans son dos, elle est assise sur une chaise à bascule, immobile, on pourrait l'a prendre pour une statue. Même si je ne l'a vois que de dos, je peux déjà dire qu'elle est jeune, peut-être mon âge ou un tout petit peu plus jeune. Je reste figé en observant cette chevelure qui me trouble déjà, je ne sais pas trop quoi faire. Celle-ci ne m'a pas entendu rentrer alors je risque de la faire peur si j'arrive par derrière pour la saluer mais je risque d'être impoli si je ne vais pas la voir...

    Mes pensées sont très subitement interrompues par Madame Stam qui rentre dans la pièce, les mains propres et débarrassée de son tablier recouvert de terre et d'insecticide.

    - Excuse-moi de t'avoir fait attendre, veux-tu une tasse de thé ou de café ?

    Me demande t'elle en posant ses mains osseuses sur ses hanches.

    - Non merci, je suis surtout venu pour vous rendre ceci.

    Je me penche vers mon sac à dos pour en ressortir une pile de livres de cuisine que je tends à la dame qui les attrape en souriant de toutes ses dents. Elle me remercie et retourne dans une autre pièce mais elle revient très rapidement, les mains vides. Ma curiosité à propos de l'inconnue assise devant la fenêtre, m'emporte.

    -Qui est-ce ?

    Dis-je en montrant du doigt, la jeune femme qui n'a toujours pas bougé d'un millimètre, est-elle vivante au moins ? Madame Stam se tourne légèrement vers la direction que je lui indique puis son visage change aussitôt d'expression. Ses lèvres se mettent à trembler et dans ses petits yeux, y reflètent le chagrin et la pitié. Elle pousse un soupir et se met à parler d'une voix tremblante, l'inconnue ne peut pas nous entendre de là ou nous sommes.

    - C'est ma petite fille, ce n'est pas la peine de lui parler... Cela fait des mois que je n'ai plus entendu le son de sa voix.

    Je fronce les sourcils et lui demande ce qui lui est arrivée.

    - La pauvre enfant a vue toute sa famille mourir sous ses yeux lors d'un accident de voiture. Elle est la seule survivante de ce drame mais les séquelles ont été abominables, elle a eut un traumatisme crânien... Elle ne pense plus, ne parle plus, ne bouge plus...

    Sa voix se brise, elle a les yeux rivés sur la jeune fille.

    - Elle ne fait que respirer.

    La vieille dame essuie une larme sur sa joue. J'ai les jambes engourdies, je ne me sens plus très bien, j'ai besoin de m'asseoir. D'un pas hésitant, je me dirige vers l'inconnue qui ne bronche pas à l'entente de mes pas qui se rapprochent de plus en plus d'elle. Le sol de bois, craque sous mes pieds, je fais le tour de la jeune fille et me place devant elle. Je la fixe de mes pupilles sombres tout en prenant une chaise pour m'asseoir face à elle. Je ne saurais dire si ce que je vois là et l'une des plus belles choses de toute mon existence ou l'une des choses les plus horribles... Cette fille est une beauté et je me fais donc un plaisir à la décrire. Je pourrais comparer sa peau à de la porcelaine, celle-ci à l'air si douce mais elle est si pâle, ses pupilles sont d'une couleur que j'ai très rarement vu, elles sont vertes, vertes émeraudes mais je n'y vois aucun signe de vie dans ses yeux qui avant devaient surement être, pétillants de vie et de bonheur. Elle a le regard fixe, comme celui d'une personne venant de perdre la vie, un regard vide....Sa chevelure rose retombe aussi sur sa poitrine, son corps est horriblement maigre mais je sais qu'auparavant, elle devait être magnifique. Ses lèvres sont assez pâles, j'essai de les imaginer avant ce drame, roses et pulpeuses... Comme je disais, on dirait une statue de marbre, son visage est impassible, je vois à peine sa poitrine se soulever pour respirer, je n'entends que très légèrement sa respiration lente et à peine audible. C'est comme si elle n'avait même pas remarqué ma présence alors que mes genoux touchent presque les siens. Cette fille m'intrigue tant, je n'ai envie que d'une chose... L'aider. Mais comment peut-on aider un être qui n'est presque plus qu'un corps sans âme ?

    - Comment... Comment s'appelle t-elle ?

    Je vois Madame Stam marcher vers moi, elle s'arrête derrière la jeune inconnue, ses doigts se crispent sur le dossier de la chaise à bascule de la rose.

    - Elle s'appelait.... Elle s'appelle Sakura.

    Je me tourne à nouveau vers la jeune femme et souris légèrement en observant chaque partie de son visage d'ange. Sakura... C'est un joli nom.

    - Pensez-vous qu'elle va guérir ?

    Je demande mais la vieille dame secoue la tête en posant ses mains sur ses lèvres, elle sort de la pièce en sanglotant. Je me retrouve alors, seul avec Sakura. Ma tête se penche légèrement sur le coté, je l'observe toujours puis une envie soudaine me prend.

    - Moi, c'est Sasuke, je suis content de te rencontrer, Sakura. Fis-je en souriant.

    Elle ne réagit guère mais je sais qu'elle m'a entendu. Et je suis sincère lorsque je dis que je suis content de la rencontrer, je souhaite l'a revoir, chaque jour à la même heure, pour lui parler et l'observer même si je sais très bien qu'elle ne me répondra jamais et ne manifestera jamais un seul intérêt à mon égard mais je m'en fous. Je veux revoir Sakura.

    Après avoir demandé à Madame Stam si je peux revenir le lendemain, je repars chez moi. Je me rend très rapidement compte qu'en l'espace de deux heures, je n'ai pas pensé une seule fois à Karin et j'en suis vraiment fière. Peut-être, est-ce le début de ma guérison ?

    Je ne sais pas mais pour le moment... Je veux revoir Sakura.

     

    Fin du chapitre premier

    J'espère que vous avez aimé ce premier chapitre qui est encore un peu court mais ne vous inquiétez pas, la prochaine fois, il sera plus long!

    Qu'en pensez-vous ?

    Excusez-moi si il y a quelques fautes d'orthographe, j'étais tellement pressée de le mettre en ligne que je n'ai pas beaucoup corrigé... 


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  • Chapitre 2.

     

     

                                          Chapitre Deux

    Cette nuit, je n'ai pas bien dormis. J'ai rêvé de cette fille, de Sakura.

    Dans mon rêve, elle me fixait intensément de ses pupilles vertes émeraude, mais je n'y voyais rien d'autre du vide dans ce regard, le néant. C'est comme si elle ne me voyait pas, comme quand je l'ai rencontré. Je pousse un soupir en tournant la tête vers mon réveil qui m'indique qu'il est quatre heures du matin, je ne devrais me lever que dans deux heures... Le temps passe si lentement, j'attends avec impatience que les minutes passent mais en vain, c'est toujours aussi lent. Je me lève et m'étire en grognant comme un chien qui n'a pas encore eu sa gamelle. Mes yeux balayent pendant un instant ma chambre qui est comme toujours, en bordel... Le ménage n'a jamais été mon truc, j'ai bientôt 20 ans, c'est encore ma mère qui range ma chambre et c'est toujours le même refrain lorsqu'elle arrive avec les mains chargées de produits de nettoyage... Armée jusqu'aux dents, comme si ma chambre s'appelait Bagdad. Elle me crie sans cesse : «Arrêtes de fumer dans ta chambre ! », « C'est quoi ces boxers et ces chaussettes sales depuis une semaine ? Tu me ranges ça ! »... Je crois que je vais finir par mettre un cadenas sur la serrure de ma porte pour plus qu'elle ne rentre plus... Après tout c'est de sa faute, elle ne veut pas que je prenne un studio car à chaque fois que je lui demande, elle me répond tout simplement : «C'est ça, ça ne ferait qu'inspirer Baudelaire pour écrire un deuxième poème sur la charogne... », Hilarant n'est ce pas ?

    Un sourire crispé se dessine sur mes lèvres rien qu'en repensant à toutes les bonnes répliques de ma mère. Je me dirige vers la salle de bain et prend une douche bien chaude. Je descends ensuite les escaliers pour aller dans la cuisine, pour une fois, je me sens d'humeur à me goinfrer comme un porc. Après m'être fait un café et avoir mangé des tartines de confiture, je m'habille et sors de chez moi. Il est sept heures du matin lorsque j'arrive devant ma fac d'art.

    En effet, cela fait deux ans que je suis en fac d'art plastique car le dessin est l'une des rares choses que je sais faire et je compte bien devenir professeur en cette matière, plus tard. Je m'assis sur un banc et sors un bloc de feuilles ainsi qu'un crayon, je ne sais pas pourquoi mais je suis inspiré. La pointe de mon crayon se met à danser sur la feuille qui était quelques minutes auparavant, encore vierge. Les étudiants commencent à arriver au moment ou mon dessin se finalise. Je trace encore quelques traits par ci par là en laissant la moitié de ma langue, dépasser de ma bouche... C'est un sacré tic, je sais mais c'est ce qui fait mon charme.

    Je suis assez fier de mon œuvre, vous avez surement deviné ce que je viens de dessiner. Effectivement, je remarque à quel point le visage de Sakura m'a marqué car j'ai réussi à redessiner chaque trait et chaque détail de son visage d'ange. Cependant, il reste une chose que je n'ai pas respecté, les lèvres de celle-ci sont étirées pour former un large sourire afin de l'a rendre encore plus belle qu'elle ne l'est déjà. Mais je doute fortement, qu'elle souriait de cette façon avant le drame, il m'est impossible de l'imaginer avec un sourire... Mais je souris quand même comme un con en regardant mon dessin avec une sorte d'admiration dans le regard. Je regarde ensuite l'heure, je dois rentrer en cours, ils vont commencer dans quelques minutes. Je me dirige donc vers l'entrée du bâtiment et c'est le début d'une longue et ennuyeuse journée.

    Comme je l'ai dit ce matin, c'était l'une des pires journées de ma vie, le temps est passé si lentement que j'ai cru pendant un instant que j'allais en crever. Tout en fumant ma cigarette, je marche d'un pas décidé sur le chemin qui mène à la maison de Madame Stam. En arrivant devant chez elle, je sonne et elle vient m'ouvrir au bout de la deuxième sonnerie, elle me sourit et me propose un café que j'accepte avec plaisir. J'arrive dans le salon qui est illuminé par le feu de la cheminée se trouvant à l'opposé de Sakura. Elle est toujours là, assise sur la chaise à bascule, le teint pâle, le regard vide. Je pose lentement mes affaires à coté d'elle, comme si j'avais peur qu'elle ne sursaute à mon arrivé mais de toute évidence, pour elle, c'est comme si je n'étais pas là. Je m'installe sur une chaise face à elle et lui souris. Sa position n'a pas changé, seulement, aujourd'hui, elle est habillée d'une petite robe à fleur et sa chevelure est coiffée en une longue natte retombant sur son épaule droite.

    - Salut.

    Dis-je en souriant légèrement mais bien entendu, elle ne me répond pas, je m'y attendait. Madame Stam arrive dans la pièce, avec une tasse de café qu'elle pose sur une petite table se trouvant à coté de moi. Je l'a remercie et elle me sourie aimablement mais alors qu'elle repart dans une autre pièce, je l'a surprend en train de nous observer dans l'ombre mais je n'y fais pas plus attention. Mes yeux se posent à nouveau sur Sakura, je ne peux m'empêcher d'admirer sa beauté qui doit pourtant se ternir jour après jour. Que deviendra t'elle dans deux mois ? Dans un an ? Dans cinq ans ? Je repousse cette pensée qui m'est trop désagréable. Il faut que j'engage la conversation et vite.

    - Je t'ai déjà dit comment je m'appelle. Sasuke, tu te souviens ?

    Je n'attends aucune réponse de sa part alors je continus.

    - Je suis étudiant dans une fac d'art et je souhaite devenir plus tard, professeur d'art plastique. Je suis un grand admirateur de l'artiste Jon Carling, je suis toujours en extase devant ses oeuvres... Ca façon de dessiner, son style...

    Je prends un air rêveur rien qu'en pensant à cet artiste qui représente pour moi, le meilleur dessinateur de ce siècle. Mes pupilles sombres se posent à nouveau sur Sakura qui n'a pas bougé d'un cil, j'ose espérer qu'elle m'écoute alors je continue à parler d'une voix douce et mesurée. Finalement, je passe plus de trois heures à lui raconter ma vie, c'est comme si je parlais à un mur mais je le vis assez bien. Je regarde l'heure sur mon portable et me rend compte qu'il est tard. Je me lève donc tout en remballant mes affaires.

    - Te rends-tu compte qu'il est minuit et que j'ai passé toute ce temps-là à parler et toi, tu n'as pas dit un seul mot.

    Je viens de dire cela en me penchant vers elle mais finalement je pousse un long soupir en me redressant.

    - J'espère que tu m'entends.

    Je la fixe un long moment avant d'entendre Madame Stam entrer dans la pièce, je me tourne vers elle. Celle-ci n'est pas du gênée en se montrant devant moi en peignoir blanc, à pois bleus, elle porte aussi des pantoufle en une espèce de fourrure grise. On dirait qu'elle a enfoncé ses deux pieds dans le heum heum... de deux lapins. Je ne m'attarde pas plus longtemps sur sa tenue. Je l'a salue en me dirige vers la sortie. Elle ne me raccompagne pas car je pense qu'elle doit s'occuper de Sakura. Alors que je suis sur le point de franchir la porte d'entrée, une forme rectangulaire attire mon regard. Je me rapproche d'une petite commode et y découvre un cadre photo. Je le prends entre mes mains observe la photographie, sur celle-ci est représentée une famille. J'y vois une jeune femme qui doit surement avoir la trentaine, à ses cotés se trouve un homme qui doit être un tout petit peu plus vieux qu'elle... Son visage est sérieux et l'on voit tout de suis que c'est un homme strict mais il affiche un large sourire sur son visage, carré. Ses deux mains sont posées sur les épaules d'un jeune garçon qui ne doit pas avoir plus de dix ans, ses joues sont rondes et rouges, sa chevelure marrons est en bataille et ses pupilles sont vertes... Vertes émeraude. Mon regard se pose ensuite sur la personne à coté de lui. Cette personne je l'a reconnais immédiatement, c'est Sakura. Mais pas la même Sakura que je viens de voir. Celle-ci est une déesse, son corps est absolument parfait, ses joues sont légèrement rouges, ses lèvres pulpeuses laissent apparaître une belle rangée de dents blanches, c'est un sourire resplendissant qui me fige sur place. Mon cœur cesse un instant de battre, je sens la sueur dégouliner sur ma colonne vertébrale, j'ai le souffle coupé. C'est donc sa famille ? Ce garçon qui ne pouvait être que son frère, est aussi mort ? Je repose le cadre sur la commode et sors de la maison en traînant des pieds.

    Arrivé chez moi, je m'installe en face de mon bureau et sors toutes mes affaires de mon sac, j'en profite pour reprendre mon carnet de dessins. Pendant plusieurs minutes, j'observe le dessin, d'un air absent. Les yeux verts de Sakura me fixent et ça devient presque insupportable. Je laisse alors le dessin glisser entre mes doigts et il tombe lentement sur mon bureau. Je ressens maintenant, une profonde fatigue m'envahir, je cligne des yeux et je finis par bailler comme un hippopotame, mes forces m'abandonnent, vaut mieux que j'aille me coucher. Je me déshabille et m'affale dans mon lit comme une loque, je m'endors très rapidement. Cette nuit, je rêve encore de ses pupilles émeraude qui me fixent intensément.

    Cela fait maintenant trois semaines que je me rend presque tous les jours chez Madame Stam pour voir Sakura. Après toutes ses soirées passées chez elle, je n'ai pas vu une seule fois Sakura me regarder ne serait-ce qu'un énième de secondes. Il m'est arrivé de désespéré à force de parler à un mur qu'à la fin, je me dis sans cesse qu'il faut que j'arrête de la voir mais je ne peux m'empêcher de reprendre la route vers sa maison. Ce soir, mon meilleur ami, Naruto se rend chez moi, après avoir picoler à deux dans ma chambre tout en fumant et jouant à des jeux vidéos, je commence à lui parler de Sakura. Il ne comprend pas pourquoi, je suis aussi attentionné avec une fille qui n'est autre qu'un « légume » d'après lui. Je lui balance un coussin dans la figure en l'entendant prononcer ce mot, je ne veux qu'on l'appelle ainsi mais Naruto ne peut pas comprendre, je suis persuadé que si il l'a voyait, il ne dirait pas la même chose. Cependant, je ne compte pas lui présenter Sakura.

    - Et Karin, tu l'as oublié ?

    Me demande t-il en reposant sa manette pour se rouler une cigarette.

    - Il m'arrive de repenser à elle mais je vais mieux.

    Naruto m'explique par la suite qu'il est persuadé que je vais voir cette fille tous les soirs en pensant me reconstruire. Guérir mon cœur brisé mais il n'est plus brisé, depuis longtemps. Mais je ne vais pas dire à Naruto qu'en réalité, je ne pense plus du tout à Karin, même si je l'aimais vraiment. C'est l'une des meilleures amies à Naruto, ils sont comme frères et sœurs et rien d'autres... Elle n'est pas vraiment son genre, alors que lui est un garçon extravertis et qui a la joie de vivre, il préfère les filles discrètes et lorsqu'il a rencontré Hinata, il ne pouvait pas tomber mieux. Je n'ai jamais vu une coincée pareil... Cela fait bien un an et demi qu'il sort avec elle. Finalement, je propose à Naruto de dormir chez moi parce que cet abruti a trop bu, il ne peut donc pas conduire dans cet état.

    Deux jours plus tard, je me rends un peu plus tôt que prévu chez Madame Stam, elle m'offre comme toujours, une tasse de café et je lui demande la permission d'aller avec Sakura dans le jardin afin de profiter du beau temps. L'été arrive et se promener dehors devient de plus en plus agréable. J'aime sentir les rayons du soleil me réchauffer la peau, le vent chaud se glisser dans ma chevelure, l'odeur des plantes de Madame Stam. Son jardin est une véritable merveille, on se croirait dans un décor de film fantastique, je n'y connais absolument rien en plantes mais quelques unes d'entre elles me disent quelque chose. Je m'installe en face de Sakura, qui est habillée d'une belle robe blanche, ses longs cheveux roses sont attachés en un gros chignon. Je ne peux m'empêcher de cueillir des petites fleurs blanches pour les coincer dans son chignon, Sakura ne se manifeste toujours pas mais je garde toujours cet espoir, de la voir me regarder un jour. Je prends mon carnet de dessin et me met à la dessiner, lentement. Sa tête penche légèrement en avant alors je me m'avance vers elle pour lui redresser le visage. Le contact de sa peau contre la mienne, me fait comme un horrible choc électrique, c'est la première fois que je la touche. Sa peau est si douce et si... Froide, je chasse cette pensée de mon esprit et me contente de lui sourire, tristement.

    - Si seulement, tu pouvais sourire.

    Dis-je tout en l'a dessinant, il m'est difficile de lui donner un sourire si je ne sais pas à quoi il ressemble en vrai. Je repense sans cesse à la photo se trouvant sur la commode mais ce souvenir me glace le sang. Madame Stam vient nous rejoindre peu de temps après dans le jardin. Elle dépose son plateau à café sur la petite table et m'adresse la parole.

    - Sasuke, n'as-tu pas remarqué que Sakura a reprit des kilos ?

    Je redresse subitement la tête pour regarder les bras, les hanches ainsi que la poitrine de Sakura et en effet, elle n'est plus aussi squelettique qu'avant. Serait-ce grâce à moi ?

    Ses joues ne sont plus aussi creuses, sa poitrine à légèrement grossit, ses doigts osseuse ont été remplacé par de beaux doigts, fins. Je n'avais même pas remarqué ce changement, qu'est ce que je suis bête... Alors que le changement est plutôt frappant quand on le dit. Un immense sourire se dessine sur mon visage.

    - Depuis quelques temps, Mademoiselle Sakura accepte à nouveau de manger. N'est ce pas une magnifique nouvelle ?

    Je ne quitte pas Sakura de mes yeux.

    - Si si, ça l'est.

    Puis je reprends mon dessin et c'est bizarre... Cette fois, j'arrive à donner un sourire à Sakura.

     

     

            Fin du deuxième chapitre.

    J'aimerais avant tout, vous remercier pour tous les beaux commentaires que vous m'avez envoyé pour le premier chapitre, ça m'a vraiment fait plaisir et ça m'a donné envie de continuer à écrire. cette fiction qui me tient vraiment à coeur.

    Dites-moi ce que vous en pensez pour ce deuxième chapitre.

                         Merci à vous.


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  • Chapitre 3.

    Finalement, le temps passe si vite. C'est vrai, deux mois sont déjà passés depuis que j'ai rencontré Sakura. Et maintenant, je ne peux plus le nier, cette fille m'obsède... A tel point que je ne prends même plus le temps de bosser mes cours. Mais un jour, j'ai eu la merveilleuse idée de prendre mes cours avec moi en allant chez elle et depuis je le fais presque tous les soirs. Cependant, il est bien difficile de se concentrer sur ses cours lorsqu'on a une belle fille à nos cotés. Je ne peux jamais m'empêcher de la regarder, de lui sourire, de lui parler. Quand je rentre chez moi, je sens encore son parfum à la rose dans mes narines mais le problème c'est que cette fille occupe vraiment mes pensées... Je n'arrive plus à me consacrer à autre chose qu'elle, elle m'a envouté sans même m'adresser un seul regard. Naruto, mon meilleur ami, me dit sans cesse que je deviens complètement dingue avec cette fille mais je veux l'aider même si je sais très bien au fond de moi, qu'elle ne guérira surement jamais. Je chasse sans cesse, cette pensée de mon esprit, je refuse de l'abandonner. Je relève légèrement ma tête pour regarder Sakura, qui est en face de moi, impassible. Je soupire bruyamment en reposant mon crayon sur la table.

    - Sakura.

    Je me mords la lèvre inférieure, cherchant mes mots.

    - Je ne sais plus trop comment me comporter avec toi... Si seulement, tu pouvais me donner ne serait-ce qu'un signe pour me montrer que je ne parle pas dans le vide.

    Je l'a supplie du regard mais il ne se passe rien. Elle reste complètement muette, comme si elle ne m'avait pas entendu. Je soupire à nouveau en me rapprochant d'elle, jusqu'à ce que mes genoux touchent les siens.

    - J'aimerais vraiment t'aider, Sakura.

    Je cherche encore et toujours à croiser son regard mais en vain. Déçu, je baisse les yeux vers ses mains, pâles. Une partie de moi, me dit d'abandonner tandis qu'une autre partie, me dit d'attendre... Je me redresse sur ma chaise et attrape mon carnet à dessins, posé sur la table. Lorsque celui-ci se retrouve dans mes mains, je me tourne vers la rose et me met à fouiller dedans. Quelques secondes passent et je trouve enfin ce que je cherchais... Le dessin de Sakura que j'ai fait le lendemain de notre rencontre. Je repose le carnet et montre le dessin à Sakura en espérant qu'elle le voit.

    - J'espérais que ce dessin te ferait plaisir.

    Comme toujours, il n'y aucune réaction de sa part. Je grimace légèrement en glissant la feuille dans l'une de ses mains.

    - Je vais devoir partir.

    Je me lève et remballe mes affaires, lentement. Je pose mon sac sur mes épaules et fais demi-tour en saluant Sakura, tristement. Dommage, qu'à ce moment-là, je n'ai pas vu la main de la rose, se crisper et resserrer son étreinte sur le dessin.

    Pendant une semaine, je continue chaque à soir à aller voir Sakura même si son état m'attriste de plus en plus malgré le fait qu'elle a reprit du poids. Mais c'est comme si je lui avais fait une promesse, un serment ou je lui ai juré de ne jamais l'abandonner... Alors je vais la voir chaque soir et toutes ces soirées passées chez elle, ont malheureusement des conséquences.

    Mon professeur de fac pose brutalement ses lunettes sur son bureau pour que je puisse mieux le regarder dans les yeux. Ses petits yeux bleus qui s'enfoncent presque dans leurs orbites me fixent avec une intensité qui me met mal à l'aise. Monsieur Metzler, j'étais l'un de ses meilleurs élèves avant de rencontrer Sakura et toute évidence, si il m'a convoqué dans son bureau en fin de cours, c'est qu'il n'est pas content. Ses doigts osseux s'enlacent entre eux, son crane chauve brille grâce à la lumière de la lampe posée sur son bureau, de chêne. J'ai toujours bien aimé ce professeur malgré mon accent allemand à coucher dehors...

    - Monsieur Uchiwa, auriez-vous l'amabilité de m'expliquer ce qui se passe chez vous en ce moment ?

    J'ai envie de fuir son regard mais je n'y arrive pas. Je suis gêné et me contente de me mordre la lèvre inférieure sans rien répondre. Monsieur Metzler se penche vers un tiroir de son bureau pour en sortir un dossier qu'il me présente en me regardant sévèrement.

    - Cela fait quatre fois de suite que vous ne me rendez aucun travail en sachant qu'aux deux dernières interrogations, vous n'avez eu que des notes catastrophiques. Sachez Monsieur Uchiwa que vous êtes l'un des élèves les plus doués de cette classe et je refuse de vous voir échouer aux examens de fin d'année, ils approchent et je ne sais pas ce qui se passe chez vous et cela m'inquiète fortement !

    Honteux, je regarde mes pieds sans rien répondre. Qu'est ce que je peux bien lui dire ? Que chaque soir, au lieu de faire mon travail, je parle à une fille qui n'en a strictement rien à foutre de moi ?

    - Quoi qu'il en soit, remettez-vous au travail. Je serais vraiment déçu de voir apparaître votre nom dans la liste des élèves recalés. Maintenant Oust !

    Docile, je me lève en remettant mon sac sur mon épaule. Je sors de la pièce en lui souhaitant une bonne soirée mais il me répond brusquement.

    - Schließ die Tür !

    Moi qui ne sais pas parler allemand, la seule chose que je comprends en cette langue, c'est cette phrase qu'il vient de prononcer... Ca veut dire «Fermez la porte ». Tous les étudiants de cette fac connaissent cette phrase qui est devenu la réplique culte de monsieur Metzler. Je ferme donc la porte comme il me l'a gentiment demandé.

    Je marche d'un pas traînant, j'hésite entre, rentrer chez moi et aller chez Madame Stam. Je repense sans cesse au visage de Sakura mais il faut que je pense à mes cours... Contre mon gré, je fais demi-tour et rentre chez moi. Ma mère est en effet, étonnée de me voir rentrer à cet heure-ci mais je n'ai pas envie de lui donner des explications, je n'y vois pas d'intérêt. Une fois arrivé dans ma chambre que je ne reconnais guère puisque ma mère vient de l'a ranger, je me dirige vers mon bureau et commence à sortir mes affaires. Même si Sakura n'est plus à coté de moi, je peine toujours à trouver de la motivation pour travailler mes cours et faire le sujet que je devrais rendre dans une semaine, je suis à la bourre... Je suis dans la merde. Je ne peux pas faire autrement, il faut que je me réveille... Je ne peux pas passer ma vie à parler à une fille qui ne m'entend peut-être pas ! Non, il faut que je me remette au boulot, mes examens sont dans un mois alors il ne faut pas que j'abandonne maintenant. Demain, j'irais voir Sakura.

    Le matin lorsque je me réveille, je suis totalement épuisé, j'ai travaillé jusqu'à quatre heure du matin mais c'était pour la bonne cause. Mon avenir est en jeu. Malheureusement pour moi, je suis déjà de mauvaise humeur dès le matin, même la douche brûlante ne me redonne pas le sourire. Une fois de plus, je ne mange pas.

    Après une dure journée de cours, je me dirige vers la maison de Madame Stam. Je ne sais pas comment j'ai fait pour oublier à ce point, mes études. Pendant deux mois, je n'ai presque pas touché à un crayon et encore moins à de l'aquarelle... Je marche de plus en plus rapidement, il faut que je vois Sakura pour lui dire que je ne pourrais plus venir aussi souvent qu'avant. En arrivant devant la porte d'entrée de la maison, la porte s'ouvre et Madame Stam en sort.

    - Ah te voilà mon garçon ! Viens, j'ai préparé du café.

    Elle me fait signe de rentrer mais je ne compte pas rester très longtemps. Je retrouve comme toujours, Sakura dans le jardin, assise dans un fauteuil roulant, le regard fixe et éteint, les mains posées sur les accoudoirs, sa longue chevelure relâchée sur ses épaules, nues. Je pousse un long soupir en m'avançant vers elle mais cette fois je ne prends pas de chaise pour m'asseoir face à elle, je me place devant elle et la regarde un long instant, en silence.

    - Ecoutes Sakura, j'ai réfléchi... Mais je pense que... Je ne dois plus te voir.

    Je l'a cherche une fois de plus du regard mais tous mes espoirs sont vraiment voués à l'échec.

    - Je ne travaille plus, je n'arrive plus à me concentrer dans mes études. Mon avenir est entre mes mains et tu sais très bien que ce n'est pas en venant te voir tous les jours que j'arriverai à avoir des notes potables aux examens.

    Je ne sais pas pourquoi mais je sens la colère m'envahir, mes mains se crispent, ma mâchoire se contracte.

    - Et toute manière, je doute que ce que je viens de te dire, puisse te touche. Peut-être que tu ne m'entends pas ou encore pire, que tu t'en fou complètement. Je pense surtout que ça fait plus de deux mois que je deviens dingue à cause de toi... Oui, je parle à une statue depuis deux mois.

    Cette fois, je suis vraiment énervé et je sais même pas pourquoi. Je glisse une main dans ma chevelure en fermant un instant les yeux puis je finis par dire d'une voix tremblante.

    - Je m'en vais...

    Je fais demi-tour. Je n'ai pas envie de partir mais ma conscience me supplie de m'en aller et maintenant, donc je le fais. Je n'ai même pas fait un seul pas que je sens quelque chose m'agripper au poignet, doucement, sans aucune brutalité. Qu'est ce qui me retient ? Une main invisible ? Et pourtant ça m'a bien l'air d'être réel. Je me retourne et c'est là que je l'a vois, cette fine main me retenant le poignet, je reste figé devant cette scène si... Invraisemblable.

    Comme dans mes rêves que je fais depuis deux mois, ses yeux d'un vert profond me fixent mais cette fois, c'est bel et bien la réalité, ce n'est plus un rêve, je ne suis donc pas fou. Je reste bouche bée, devant Sakura qui a le bras tendus vers moi, sa main refermée sur la mienne, je sens qu'elle resserre son étreinte pour m'empêcher de partir mais je n'ai plus envie de partir, je n'ai même jamais voulu. Je peux enfin plonger mon regard dans le sien qui brille d'une petite lueur qui prouve qu'elle est vivante, ce qui était le contraire pendant des mois. Mes lèvres s'entre-ouvrent, il faut que j'appelle Madame Stam mais aucun son ne sort de ma bouche. Je suis un peu égoïste mais je veux savourer ce moment, seul. C'est bien la première fois que j'ai un vrai contact avec Sakura, la première fois fut lorsque je l'ai pris par le menton pour qu'elle relève la tête mais cela n'avait duré qu'un énième de seconde. Je ne sais plus quoi penser... Si elle me retient, c'est que finalement... Elle m'a écouté, elle sait qui je suis, ou je vis, elle sait tout de moi. Toutes ces soirées passées à ses cotés, je n'ai que fait lui raconter ma vie... Je n'étais pas seul.

    Mes jambes se mettent à trembler, il faut que je m'asseye. Je m'installe sur une chaise, Sakura ne me lâche plus des yeux et sa main me retient toujours. Je ne fais aucun faux mouvement de peur qu'elle n'enlève sa main et qu'elle redevienne une statue. Je reste un long moment à la regarder avec une sorte d'incompréhension dans le regard, c'est comme si je l'a voyait pour la première fois... Après un long silence, mon visage peu à peu s'illumine. Je souris.

    - C'est... C'est...

    Ma voix tremble, je n'arrive plus à retenir mes émotions. Je suis tellement heureux, c'est donc bel et bien le début d'une guérison ? Je ne sais pas ce qui me prend mais je me lève en lui souriant toujours.

    - Tu vas venir avec moi...

    Sa main glisse de mon poignet et retombe lentement sur sa cuisse. Je me place derrière elle et commence à pousser son fauteuil roulant. Nous traversons à deux, le petit salon et je m'arrête devant la porte d'entrée. Je laisse Sakura là et fais demi tour pour aller prévenir madame Stam que j'emmène Sakura faire une balade, je suis sur qu'elle n'y verra aucun inconvénient car elle a confiance en moi. Je reviens quelques minutes après, Elle est d'accord alors je reprends Sakura et sors de la maison tout en l'a poussant. Je sors des clés de voiture que la vieille dame m'a gentiment prêté et les insère dans la serrure de la portière, avant ,puis j'ouvre les autres portes. Je ne peux pas faire autrement, je dois porter Sakura pour l'a mettre dans la voiture. Je me tourne donc vers elle, elle me regarde toujours de ses magnifiques yeux émeraudes. Je lui souris et l'a prend dans mes bras, elle se laisse faire. C'est fou comme elle est légère, ses jambes sont toujours aussi maigres de part le fait qu'elle n'a plus marché depuis des mois et des mois. Mon cœur bat à une vitesse surhumaine, je suis si heureux qu'elle m'ait enfin donné un signe. J'adore sentir sa peau contre la mienne, je sens son parfum à la rose avec plus d'intensité encore, c'est magique. Je l'a dépose lentement sur le siège avant, à coté du volant. Je fais en sorte qu'elle se tienne droite, je lui met sa ceinture ainsi qu'un coussin pour soutenir sa tête puis me place devant le volant. Je démarre la voiture et sors du garage en allumant la vieille radio qui au départ, ne fait qu'émettre des grésillements atroces puis peu à peu, les grésillements sont remplacés par un bon morceau de musique. Je regarde la route mais il m'arrive de tourner la tête pour observer Sakura, elle est immobile, droite comme un piquet mais ses yeux se baladent et s'attardent sans cesse sur le paysage qui défile. J'évite de rouler trop vite, par peur de lui rappeler de mauvais moments mais c'est bizarre, elle n'a pas l'air du tout mal à l'aise dans cette voiture... Aurait-elle oublié le tragique accident qui a tué toute sa famille ? Je ne sais pas mais peut-être qu'il est mieux qu'elle oublie ce qui est arrivée à sa famille... Je roule pendant prêt d'une heure, le soleil ne va pas se coucher maintenant, on a encore le temps... les vastes plateaux de plantations et de verdure sont très vite remplacés par d'immenses dunes de sables, nous sommes bientôt arrivés.

    Quelques minutes après, je gare la voiture sur un parking et prend Sakura dans mes bras. Je ne peux pas prendre le fauteuil roulant, il me serait trop difficile de faire avancer ce truc dans le sable... Mais la rose est si légère que je pourrais la porter des heures sans m'épuiser un seul instant. Elle est si fragile que j'ai peur de trop la serrer contre moi. Un doux vent vient nous caresser le visage, la chevelure rose de Sakura vole lentement au rythme du vent, une odeur de sel vient nous picoter les narines et les mouettes volent haut dans le ciel. J'ai enlevé mes chaussures pour me faciliter le déplacement. Je sens les grains de sables se faufiler entre mes orteils lorsque je me mets à grimper en haut d'une dune. Arrivé au sommet de celle-ci, le vent frais de la mer nous arrive en pleine figure. Je me laisse tomber sur les fesses tout en tenant Sakura dans mes bras. Je fais en sorte de mettre sa tête sur mon épaule pour qu'elle puisse voir ce magnifique paysage. Nous admirons tous les deux, la mer, sereins et calme.

    J'observe un instant du coin des yeux, Sakura. Dans son regard, je vois défiler la scène qui se déroule sous ses yeux... Le ciel bleu, les mouettes marchant d'un pas lent sur la plage, les vagues venant s'écraser sur le sable, le soleil projetant sa lumière sur l'immense étendue d'eau, salée. C'est le début, je le sens. Je ne pourrais jamais me permettre d'abandonner cette fille. Maintenant, je sais que j'ai de l'importance pour elle car aujourd'hui, Sakura m'a regardé.

     

     

                          Fin du troisième chapitre.

    Voici le troisième chapitre de l'histoire: "Le sourire de Sakura" J'espère que vous l'avez apprécié et j'attend donc de votre part, votre avis, qu'il soit bon ou mauvais...                                       Bon je l'avoue, je préfère les avis favorables, comme tout le monde :)                                                                                                                               Merci à tous!


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